L’hypo-estrogénie, la ménopause et l’ostéoporose

Les estrogènes sont les hormones féminines par excellence ! Chez la femme en âge de procréer, les estrogènes sont sécrétés par les follicules ovariens et cette sécrétion est stimulée par deux hormones, la FSH et la LH, elles-mêmes sécrétées par l’hypophyse.

Les estrogènes, communément appelés les hormones du désir, jouent de nombreux rôles dans l’organisme. Ils favorisent entre autres, la construction de l’endomètre et l’ouverture du col de l’utérus durant la première partie du cycle menstruel.

Au niveau du système osseux, les estrogènes agissent comme de grands protecteurs du squelette.

La problématique se pose lorsque la femme est ménopausée car les ovaires cessent de fabriquer des estrogènes. C’est à ce moment-là qu’une femme peut souffrir d’hypo-estrogénie et que son capital osseux peut être impacté. On parle dans un premier temps d’ostéopénie qui est le stade qui précède l’ostéoporose.

Toutefois, avant de s’orienter vers des plantes aux vertus estrogènes-like, il convient de savoir qu’une femme ménopausée peut être capable de synthétiser des estrogènes non plus d’origine ovarienne mais d’origine surrénalienne. En effet, les glandes surrénales, petites glandes qui coiffent les reins, sécrètent des androgènes et à partir de ces androgènes, les cellules du tissu adipeux principalement, peuvent à leur tour synthétiser des estrogènes.

Ceci revient à dire que plus les cellules adipeuses sont importantes chez la femme ménopausée et plus elle sera capable de fabriquer des estrogènes et aura de ce fait moins de risques qu’une femme au faible tissu adipeux de développer une ostéoporose.

L’approche en phytologie sera donc différente suivant si l’on s’adresse à une femme en surpoids ou à une femme mince.

Le houblon peut être proposée à une femme mince ménopausée pour combler sa carence en estrogènes, si et seulement si, il n’y a pas d’antécédents personnels ou familiaux de cancers hormono-dépendants.

Le gattilier sera quant à lui proposé à une femme en surpoids ménopausée pour éviter non pas les risques d’ostéoporose qui sont beaucoup moins importants mais ceux de cancers hormono-dépendants.

Parallèlement à la phytologie, il faudra revoir la composition de l’assiette car un bon apport micro-nutritionnel est capital pour un bon métabolisme global. Veillez à avoir un apport minéral et vitaminique suffisant ainsi qu’un apport équilibré en acides gras polyinsaturés.

Un accompagnement personnalisé à l’issue d’une consultation de naturopathie peut être d’un grand soutien.

Véronique Geronutti

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