Sueurs nocturnes ménopause : un combo inévitable ?

sueurs nocturnes ménopause : un combo inévitable ?

La ménopause est une étape de vie de la femme qui est physiologique, ce n’est pas une maladie, c’est tout simplement une nouvelle façon de fonctionner qu’adopte votre corps et qui dans certains cas peut amener quelques désagréments comme les sueurs nocturnes : alors la question est de savoir si sueurs nocturnes et ménopause sont indissociables ?

Si vous souffrez de sueurs nocturnes à la ménopause, il est important d’aller chercher l’origine au niveau de votre terrain. Votre terrain autrement dit votre organisme dans sa globalité est probablement en état d’inflammation. D’ailleurs vous n’en êtes peut-être pas consciente. Un état inflammatoire peut se traduire de multiples façons comme par exemples : vous êtes une femme stressée et/ou vous vous sentez irritable, énervée, démotivée, dépressive et /ou vous souffrez de douleurs diverses et/ou vous avez du mal à digérer et/ou vous êtes en surpoids…

Sur un terrain enflammé les effets des changements hormonaux liés à la ménopause sont démultipliés !

Que faire pour que sueurs nocturnes ménopause ne riment plus ensemble ?

1) La nécessité d’un microbiote intestinal équilibré :

La bonne santé de votre microbiote intestinal détermine celle de vos fonctions digestives, métaboliques, immunitaires et neurologiques !

La base de tout état de bien-être repose sur un microbiote intestinal équilibré et à la ménopause si tel n’est pas le cas vous faites alors partie des femmes qui souffrez de troubles dont possiblement les sueurs nocturnes à la ménopause.

Retrouver un équilibre au niveau intestinal est un processus qui va vous demander de la patience car l’état de votre microbiote ne s’est pas dégradé en quelques jours mais sur plusieurs années et pour faire machine arrière la patience est de mise.

Si vos intestins sont en souffrance c’est qu’en amont le carburant que vous apportez à votre organisme n’est pas approprié. Il  est donc impératif de revoir votre façon d’organiser votre assiette même si vous avez l’impression de « manger équilibré ». Probablement y-a-t-il un ou des aliments que vous ne tolérez pas ou que vous associez de façon maladroite.

Si ce que vous souhaitez pour vous, c’est déterminer l’alimentation qui vous convient en fonction de votre tempérament, de vos goûts et de votre métabolisme, je vous invite à m’envoyer un message pour que nous convenions ensemble d’un rendez-vous téléphonique offert

En adoptant l’alimentation qui vous convient, vous brisez le cou au combo sueurs nocturnes ménopause !

2) La nécessité d’un mental musclé :

Beaucoup de pistes peuvent être proposées pour muscler votre mental et il convient de déterminer la ou les vôtres. C’est également un axe dont nous parlerons ensemble lors du rendez-vous offert que je vous propose.

Ce dont vous devez dores et déjà être consciente c’est que pour anéantir le combo sueurs nocturnes ménopause, il est nécessaire d’avoir suffisamment de sérotonine.

Une sécrétion suffisante de sérotonine est déterminante pour éloigner les bouffées de chaleur et les sueurs nocturnes à la ménopause.

La sérotonine est votre pédale de frein, c’est elle qui vous permet d’adopter le juste comportement par rapport à un évènement. Ainsi, si vous manquez de sérotonine, vous n’êtes plus à même de lutter contre vos pulsions (pulsions vers des aliments sucrés, pulsions émotionnelles…).

A la ménopause, la baisse oestrogénique directement liée à la cessation du fonctionnement des ovaires fait chuter votre sécrétion de sérotonine. D’autre part si votre alimentation est peu riche en aliments vecteurs de sérotonine, vous accentuez davantage la carence sérotoninergique.

Lorsqu’il y a carence, la complémentation alimentaire est à envisager. Les laboratoires Copmed proposent le produit suivant : Griffonia L-5-HTP

Attention le Griffonia, comme de nombreuses plantes, présente des contre-indications. Il est déconseillé pour les femmes sous anti-dépresseurs ou prenant des médicaments pour lutter contre l’anxiété et il est également contre-indiqué pour les femmes souffrant d’épilepsie.

L’axe intestinal et l’axe mental jouent sur votre terrain qui s’assainit progressivement : l’inflammation diminue et les sueurs nocturnes de la ménopause également.

En revanche, en attendant de constater les premières améliorations, vous pouvez vous orienter vers la phytothérapie.

Quelles sont les plantes majeures pour lutter contre les sueurs nocturnes de la ménopause ?

1) Le cassis :

Plante ancestrale toujours très prisée et utilisée aujourd’hui. Le cassis a de puissantes vertus anti-inflammatoires tout à fait appropriées dans le cadre des sueurs nocturnes de la ménopause. Associé à d’autres plantes, il potentialise l’action des plantes auxquelles il est ajouté.

Précautions : la feuille de cassis est contre-indiquée en cas d’œdèmes liés à une insuffisance cardiaque ou rénale.

2) La sauge sclarée :

Plante ancestrale considérée comme la panacée. Parmi ses nombreuses propriétés, une qui nous intéresse tout particulièrement : elle est antisudorale !

En revanche, la sauge sclarée est contre-indiquée en cas de cancers hormono-dépendants personnels ou familiaux et d’hyperoestrogénie.

3) La mélisse :

Déjà utilisée par Hippocrate, la mélisse est une plante qui a des vertus apaisantes au niveau digestif et au niveau du système nerveux.

Les sueurs nocturnes à la ménopause étant potentialisées par la sur-sollicitation du système nerveux, la mélisse qui calme et apaise, contribue à les diminuer.

Sueurs nocturnes ménopause : faut-il à tout prix les faire cesser d’un seul coup ?

Il est préférable de ne pas stopper trop brutalement les sueurs nocturnes dont vous souffrez.

Pourquoi ?

Les sueurs nocturnes représentent une voie d’élimination des toxines. Alors certes elles sont inconfortables, elles perturbent votre sommeil mais elles ont tout de même le petit intérêt de vous libérer des toxines accumulées dans votre organisme.

Il est donc important de ne pas condamner trop brutalement cette porte de sortie car si l’excédent toxinique ne peut plus être évacué par la voie cutanée, il empruntera une autre issue et peut vous amener à devoir faire face à d’autres troubles.

Toujours agir progressivement et en étant à l’écoute de votre corps.

En améliorant votre sphère digestive et votre sphère nerveuse, vous nettoyez doucement mais sûrement votre terrain et progressivement les sueurs nocturnes de la ménopause disparaissent. Vous choisissez ainsi de ne pas subir la ménopause mais de l’habiter c’est-à-dire de la vivre en voyant le verre à moitié plein !

Avec cœur,

Véronique Geronutti

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Véronique Geronutti

Photo Veronique Geronutti

Naturopathe, spécialisée auprès des femmes qui veulent vieillir tout en élégance et de façon naturelle.

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